L’éco-jardinage et la culture hydroponique indoor

L’éco-jardinage et la culture hydroponique indoor

L’éco-jardinage c’est l’aménagement de son jardin d’ornement ou du jardin potager dans le respect de la biodiversité qui implique certaines pratiques simples mais efficaces ! Gestion de l’eau, réduction des pesticides grâce aux traitements naturels et respectueux de la faune utile, choix des plantes en fonction du climat, rotation de culture, réintroduction des légumes oubliés et des prairies fleuries, sont autant de gestes qui permettront de jardiner durablement : cet engagement est la moindre démarche que l’on puisse adopter pour préserver la nature.

L’éco-jardinier c’est des astuces simples à appliquer quotidiennement pour optimiser les réserves naturelles, favoriser la biodiversité ou encore réduire l’utilisation de pesticide. A noter que l’éco-jardinage n’est pas incompatible avec la culture indoor et les principes de la culture conventionnelle. Chacun d’entre nous peut jouer ce rôle avec des petits gestes : optimiser et mieux gérer ses réserves en eau, enrichir le sol grâce à un compost fait maison, éviter ou diminuer avec les produits de synthèse chimique, mettre en place des plantes compagnes afin de profiter de leurs avantages (augmentation des auxiliaires et réduction des nuisibles).

Optimiser les réserves d’eau :

recuperateur-d-eau-en-boisLes réserves d’eau n’étant pas inépuisables, l’éco-jardinier se doit de mieux gérer l’arrosage de son jardin. En plus d’utiliser un récupérateur d’eau de pluie et des soucoupes pour les bacs (attention au gel en hiver), il cherchera à réduire les apports en eau. Mais comment optimiser pour limiter ?

En choisissant des plantes résistantes à la sécheresse comme les sedums, en plantant en automne pour limiter les arrosages, en maintenant l’humidité grâce au paillage. Il est possible de favoriser une meilleure absorption de l’eau par la terre en binant régulièrement pour que l’eau ne fasse pas que se répandre sur le sol. De même, éviter les moments où l’évaporation est optimale en préférant arroser le soir ou le matin très tôt. Etre écoresponsable, c’est aussi savoir priver le gazon d’eau en période de sécheresse (l’automne le reverdira à coup sûr) et accepter que sa pelouse ne ressemble pas à un green de golf ! Enfin, il est primordial d’utiliser les déchets de cuisine de la maison pour alimenter un compost capable d’améliorer la qualité du sol : cette fertilisation naturelle limite la consommation de cette eau si précieuse.

Favoriser la biodiversité au jardin :

Favoriser la biodiversité, c’est participer à l’équilibre naturel en dopant les relations entre la faune et la flore au potager. Ces quelques astuces peuvent être associé à vos pratiques habituelles mais le mieux est de diminuer produits phytosanitaires et pesticides. Ainsi, pour éviter les mauvaises herbes, il est astucieux de planter des plantes couvre-sol et / ou de créer des bandes enherbés avec des fétuques au fort enracinement qui seront lutter contre les semis naturels.  De manière plus esthétique, les plantes compagnes au potager et les prairies fleuries sont de formidables atouts ! En effet, ces espèces de par leurs caractéristiques anatomiques (forme de fleur, feuille, tige) et leurs parfums attirent les insectes auxiliaires (nourriture, habitat) qui combattront naturellement les ravageurs… Enfin, n’oubliez pas que de nombreux animaux sont gourmands des ravageurs. Pensez à réhabiliter ou tout simplement à ne pas chasser ces animaux : batraciens (salamandre, crapaud, grenouille), reptiles (orvet, lézard), oiseaux (rouge-gorge, mésange, troglodyte), mammifères (belette, musaraigne, hérisson).

Favoriser la biodiversité au potager c’est aussi réintroduire des légumes rares ou oubliés. Hormis leurs saveurs originales et variées, ils permettent de disposer de végétaux rustiques de saison. Revenant aux sources de culture et à la saisonnalité des produits, ils sont donc moins vulnérables et nous pouvons ainsi limiter l’emploi de produits phytosanitaires et autres pesticides.

Comment réduire ces pesticides au naturel !

Pour ce faire, deux moyens : la lutte biologique et la Protection Biologique Intégrée (PBI).

La lutte biologique ou entomophage consiste en l’utilisation d’organismes vivants défenseurs (auxiliaires) capables d’exterminer les organismes ravageurs, à l’image de la coccinelle utilisée pour éliminer les pucerons. Elle fait intervenir la faune et la flore. L’auxiliaire peut-être un microorganisme (champignon, bactérie), on parle alors de lutte microbiologique. La PBI regroupe des techniques de protection amplement employées dans l’environnement urbain. Il s’agit d’une lutte active contre l’emploi de produits chimiques en utilisant, dans la mesure du possible, tout moyen biologique mis à disposition. L’accent est mis sur le maintien de l’équilibre entre auxiliaires (prédateurs) et ravageurs, mais également sur la prophylaxie, moyen naturel de prévention des maladies. Quelques exemples :

  • Porte-greffe résistant aux maladies.
  • Le désherbage naturel peut se faire de façon mécanique via le désherbage thermique (surchauffe partielle des mauvaises herbes), par un travail régulier du sol via le binage ou via le travail régulier d’un mouton !
  • Le paillage végétal ou minéral – à la portée de tout jardinier – joint l’utile à l’agréable : coques de cacao, écorces, brisures d’ardoise ou de schiste ajoutent une touche esthétique au jardin bio tout en étant performantes.
  • Les engrais naturels, ils n’ont subi aucune transformation chimique. Le compost (ou humus), simple mélange organique, est largement utilisé. Economique et écologique, il fertilise les cultures à long terme. Autre exemple : le guano (riche en oligo-éléments, phosphore, azote et potasse) – excréments d’oiseaux marins est idéal pour le gazon.

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